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Adieux et retrouvailles

Publié le par Saintex

Chronique des profs n°11 du jeudi 11 février

Beaucoup tentent désespérément de masquer leur émotion. On esquisse un petit sourire triste, on agite la main pour chasser le regard indiscret qui vous scrute, on détourne la tête, on s'empare prestement d'un mouchoir, on rit bêtement pour se donner une contenance. Les garçons, parce qu'ils sont des garçons et qu'ils ont une image de rude trappeur à défendre, se murent derrière une carapace et affectent de ne rien éprouver, du moins jusqu'à ce qu'ils aient retrouvé l'abri de l'autocar. Parce que là, parmi les intimes, on laisse perler quelques larmes et la voix tremble un peu ou bien on se réfugie dans le silence pendant un long moment. Les demoiselles cèdent plus rapidement à cette vague incontrôlable qui les submerge. Les yeux sont embués, à peine rentrent -elles dans l'agora de l'école et les pleurs longtemps contenus finissent parfois par ruisseler sur les visages qui semblent à cet instant comme éclairés par un arc en ciel.

Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles

L'émotion est palpable au départ de notre autocar et le silence persiste quelques minutes encore puis, peu à peu les mots se prennent à voltiger comme les flocons à l'extérieur. Nos blousons rouges écartelés entre la joie d'un séjour heureux et la tristesse d'un retour que beaucoup auraient -selon leurs dires- volontiers différé de quelques jours.

Les carnets de voyage sont sortis des sacs et commence alors une longue séance d'autographes pour les profs qui en retour font signer les leurs.

Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles

A Montréal, visite du Biodôme où sont reconstitués différents écosystèmes dans l'ancien vélodrome olympique des jeux de 1976. Aras de la forêt tropicale, loutres à l'heure de la cantine, castor au bain, ratons-laveurs ou lynx qui prennent l'air, pingouins et manchots avec qui Perrine a sympathisé rapidement ...les élèves apprécient cette avant -dernière activité. Audrey Caroline M et Maiana squattent à tour de rôle un demi-œuf de dinosaure...

Adieux et retrouvailles
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Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles

Un ultime pique-nique à la mode canadienne, un passage à la salle de bain au pas de course et nous rejoignons la piste aux étoiles.

Le planétarium de Montréal que nous découvrons est composé de deux dômes. Le premier, appelé le Théâtre du chaos nous offre un survol panoramique de l'histoire de l'astronomie et de l'astrophysique depuis un petit siècle, depuis monsieur Hubbles qui avant d'être un télescope embarqué sur un satellite artificiel était un savant précurseur. C'est lui en effet qui formula en premier l'hypothèse de l'expansion de l'univers qui fait encore débat aujourd'hui dans les cercles autorisés.

Les images qui s'animent sous nos yeux sont fascinantes et nos blousons rouges confortablement avachis sur des poufs interstellaires sont bluffés par la qualité et la beauté du spectacle.

Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles

Avant de passer dans le deuxième dôme, nous sommes invités à découvrir des ateliers scientifiques doublés d'une exposition. Paul et Alexandre préparent le permis de conducteur d'engins sur mars où il est vrai le trafic est encore très réduit. Maïtena et Justine s'amusent comme des folles à faire des figures d'acrosport devant une caméra un peu particulière. Maiana, Lou-Ann, Sanya et Caroline M font un bref retour en maternelle le temps de quelques dessins, d'autres reconstituent la pangée façon puzzle...

Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles
Adieux et retrouvailles

Les aurores boréales sont au cœur du second spectacle proposé. L'animateur scientifique présente d'abord quelques galaxies (Andromède et Bételgeuse) et étoiles en agrémentant son propos de calembours que nos blousons rouges commenteront plus tard, partagés entre indulgence et compassion. La présentation scientifique vire ensuite au son et lumière, beaucoup de sons, beaucoup de lumières, qui dans l'ensemble ne leur a pas laissé une aussi bonne impression que le voyage dans l'histoire de l'astronomie.

Adieux et retrouvailles

Il est temps pour la "gang" des blousons rouges marollais de rejoindre l'aéroport. Gag, tout le monde passe l'enregistrement des bagages sans encombre... sauf deux profs qui doivent alourdir leur bagage de cabine pour alléger leur sac ou valise. Ça rigole bien du côté des jeunes !

Vol sans histoire abrégé grâce à la complaisance d'un vent d'altitude, le jet stream, qui est passé à la très grande vitesse actuellement. Au contrôle de la police des frontières, le fonctionnaire dans sa guinguette, manifestement mal réveillé, regarde négligemment les pièces d'identité. Ultime frayeur, Emilie ne retrouve pas son passeport "qu'elle a pourtant cherché partout"...... et qu'elle a retrouvé dans sa sacoche à quelques mètres de la sortie.

Nos valises récupérées, il nous reste à attendre l'autocar qui nous attend sur un parking éloigné. Le retour est rapide. A l'entrée de Marolles fusent les commentaires et les exclamations :" c'est sale et triste ici", " on aurait dû rester au Canada", " je voudrais revenir il y a quinze jours".....

Quelques minutes plus tard, tout cela est oublié. Les blousons rouges réendossent leur habit civil et plongent dans les bras de ces chers parents qu'ils prétendaient n'être pas pressés de voir quelques instants plus tôt... Retrouvailles pluvieuses mais joyeuses! Les traits sont tirés après une nuit trop courte dans l'avion en raison du décollage horaire et il faut bien se séparer. Les profs repartent avec leur kit (ou double) de survie pour tout un ouikinde gastronomique en laissant les vingt-quatre voyageurs entamer en famille le long long récit de leurs aventures ontariennes. Il y a au moins pour des heures...mais nous on connaît déjà l'histoire....

Bon retour à tous et à lundi.

Ce fut une magnifique expérience mais demain est un autre jour.

DR

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Christiane Yaux 16/02/2016 18:41

Je le savais! J'en étais sûre....DR ne pouvait nous laisser à notre quotidien sans conclure !
Et quelle conclusion! l'émotion est palpable tout comme la sincérité de ces liens particuliers tissés entre des blousons rouges et des supers profs de renommée internationale !!! Waouh! Juste inoubliable !