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On s'enfonce dans l'histoire du Mont St-Michel

Publié le par Saintex

On s'enfonce dans l'histoire du Mont St-Michel

L’excitation de la soirée à l’hôtel a probablement contribué au manque d’entrain et d’enthousiasme de nos jeunes ce matin.  Il est incroyable de voir jusqu’à quel point faire un « sleepover » dans une hôtel 2 étoiles peut devenir l’activité ultime d’un super voyage de 17 jours, en France.  Nous ne sommes pas certains si c’est le syndrôme de détachement des électroniques ou juste la fatigue qui a rendu nos jeunes si grognons.  Mais vraiment, les profs trouvent cela plus drôle qu’eux.  Nous avons tout de même pris la route vers un des plus beaux sites de France vers 8h ce matin.  C’était notre fabuleuse visite au Mont St-Michel…sous le soleil!

Le trajet vers le Mont s’est fait dans un silence de moine, propice pour l’occasion.  Nous nous sommes garés sur le stationnement et après notre pause pipi protocolaire, nous sommes montés à bord de la navette qui nous a déposé au pied du Mont.  Les jeunes ont vite constaté l’ampleur du site, et, peu à peu, ils se sont réveillés.  Marie-France et Renée ont même eu la chance de regarder le tiers d’une émission sur Netflix.  Ceci devient pour elles, une habitude.  Thomas constate, le long de la passerelle, de la magnifique vitre de mer.  Ça nous prend tout pour le retenir afin qu’il ne saute pas la barrière, pieds premiers dans la boue, pour aller chercher le merveilleux morceau de verre bleu.  Nous lui promettons d’essayer d’aller le chercher plus tard.  Bref, la boue a gagné et Thomas est revenu à l’hôtel les mains vides.

Nous avons rencontré notre guide Florence au pied du Mont.  Florence accompagne les groupes d’élèves de GL depuis plusieurs années.  Donc elle sait nous retrouver facilement avec nos blousons rouges et a une facilité pour apprendre le nom de nos jeunes et s’en servir comme appuis visuels tout au long de la visite. 

Le Mont St Michel est tout d’abord un lieu de pèlerinage.  Pour mettre les choses en perspective, c’est l’évêque Aubert qui, dans son sommeil, en l’an 708, reçoit l’apparition de l’Archange Michel, Gina,  qui lui demande de construire une église sur le Mont.  Têtu de nature, Aubert ignore l’Archange et a pour conséquence un trou dans la tête.  Notre Aubert moderne, Alexis, a fièrement porté le trou pour quelques temps, à titre de cobaye. Espérons qu’il n’est pas aussi têtu.  Une fois l’église érigée, ce sont nos pèlerins qui se rendent en grand nombre pour prier.  Alexandre, notre fier « miquelot » sert de modèle pour expliquer quels étaient les périls de la traversée de la Baie pour arriver au Mont.  Ceux qui s’y rendaient, bravaient les marées, les sables mouvants et le brouillard pour arriver au Mont.  Tout ça pour une omelette de la mère Poulard. Ce n’est que plus tard que les moines bénédictins s’installent sur le Mont.  Ces messieurs avec une coupe de cheveux en forme de bol, selon Myriam, habitent encore aujourd’hui les résidences qui entourent l’Abbaye. 

Une fois la photo de groupe prise sur le parvis de l’Abbaye, nous avons eu la chance de visiter l’intérieur du bâtiment qui a été construit selon un style gothique et roman, mais plus tard, partiellement détruit durant la Révolution Française.  En passant, à notre retour, vous pourrez demander à Maxime la date du début de cette révolution.  Il peut nous répéter cette date avec facilité.  Par contre, il pense que les moutons produisent du coton.  Celle-là, nous ne la comprenons pas!  En déambulant dans les différentes pièces de l’Abbaye, les élèves prennent connaissance des habitudes journalières des moines : Ils prient, ils transcrivent et il mangent en silence.  Disons que nos jeunes ne feraient pas de bons moines.

Vers midi, on a senti l’attention diminuer.  « On mange à quelle heure » ? « Est-ce qu’on dîne bientôt? » « Qu’est-ce qu’on mange ?»  Alors, en route pour la crêperie.  La crêpe au jambon-fromage est arrosée de trois bouteilles de Breizh Cola (Coca-Cola version Normandie) par nos garçons, ce qui nous fait craindre le pire pour l’après-midi étant donné qu’on ne retrouve aucune toilette « Port-a-potty » dans la baie.  C’était aussi au tour de Daphné de jouer les nettoyeuses d’assiettes.  Elle ramasse l’œuf de Mme Clavette, la banane de Mme Sarault et les fonds d’assiettes de ses amies.  Elle répètera l’exercice au souper.

Vers 13h30, nous rencontrons Romain, notre guide de toujours, qui nous fera faire le tour de la baie durant la marée basse, ce qui nous évitera de ne pas subir le même sort que les pèlerins du 13e siècle (c’est-à-dire se faire emporter par la vague de la marée montante).  Souliers et sandales en main, les premières sensations de la boue gluante qui enveloppe leurs pieds provoque des réactions variées.  La plupart des filles trouvent ça agréable, mais la plupart des gars sont dégoûtés par la texture désagréable de cette boue.  Antonino se questionne même à savoir pourquoi quelqu’un voudrait payer pour un bain de boue.  On se demande tous qui sera le premier ou la première à faire un plongeon accidentel dans la boue.

Le principal défi est de trouver les sables mouvants pour se laisser enfoncer.  C’est ainsi que Nicolas réussira à devenir aussi haut que Noah et Thomas.  Maxime nous fait alors part de toutes ses craintes : peur des coups de soleil, peur de se salir, peur des bactéries d’un crabe mort.  Sa devise : mieux vaut prévenir que guérir!  On prend évidemment soin de le rassurer et on s’amuse bien avec lui puisqu’il avoue lui-même en mettre un peu des fois.  Une fois au beau milieu de la baie, avec la toilette la plus proche à 2 km, Noah nous annonce qu’il n’en peut plus et qu’il doit se soulager (voilà ce que ça fait de caler trois bouteilles de Breizh Cola!).  On lui dit d’aller  se trouver un coin tranquille, loin des mouettes, ce qu’il fait immédiatement.  Dix minutes plus tard, c’est au tour de Nicolas de nous demander la même question, ce qui lui vaut la même réponse!  Déjà une bonne heure de promenade de faite et toujours pas de chute dans la boue.  Bravo aux élèves pour leur équilibre!

Le clou de la randonnée : une immense plaque de sables mouvants dans lesquels ont a failli perdre Isabelle et Gina (on exagère évidemment un peu… pas de panique!).  Notre guide avait décidé de terminer la randonnée à cet endroit pour leur faire vivre la véritable sensation d’un sol instable.  C’était comme un lit d’eau géant et lorsque la croûte de la surface s’affaissait, on s’enfonçait rapidement dans les sables.  C’est suite à cette expérience unique qu’Isabelle a eu l’honneur de faire la première vraie chute de la journée.  Sa réaction : « je suis pleine de boue, mais au moins mon téléphone est correct. »

La journée s’est terminée par un bon lavage de pied, quelques arrêts dans les boutiques de souvenirs, et l’arrêt de routine pour une petite collation sucrée.  Le retour en autobus s’est fait dans le calme, sauf pour deux jeunes demoiselles qu’on entendait généralement peu, Alice et Darina, qui ont ricané tout le long du trajet.

Souper à l’hôtel, une petite heure de jeux libres au parc, puis c’est le rituel du dodo.  Certains ne savent toujours pas comment ouvrir la télé…  Les téléphones maintenant récupérés, le calme s’installe (sauf pour Nicolas et Thomas qu’on entend encore au bout du corridor) et on espère que les jeunes dormiront tous sous peu.

Demain, la Pointe du Hoc et le cimetière des Américains près D’Omaha Beach, puis c’est le retour à Marolles pour la fête d’adieu.

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Dana 11/05/2017 22:13

Although I do not get to comment, I do read the posts and teachers' recounts of the wonderful daily adventures. I totally agree, the profs have excelled at engaging us in those adventures with their sophisticated narration.

Well done and thank you.
Dana (Darina's mom)

DR 11/05/2017 13:41

Bravo aux chroniqueuses ! Je certifie en connaisseur que vous réussissez pleinement à nous faire partager votre journée !

Gilberte Godin 11/05/2017 01:24

A chaque jour je ne manque pas de lire avec avidité toutes les chroniques des prof. ainsi que celles des élèves. J'adore les moments cocasses décrits par les prof. Et puis, quelles belles photos!

Nathalie Larocque 11/05/2017 00:41

Désolée, c'est encore moi....je ne peux m'empecher d'être émerveillée par tout ce que vous faites! Quelle journée fantastique!
C'est la 2e fois qu'Alex visite le Mont St-Michel; la première fois il avait 7 ans et a passé son temps à faire les boutiques pour trouver un "bérêt comme les vrais français" J'espère que ses intérêts étaient différents cette fois:)

Rebecca 11/05/2017 00:24

J'ai vraiment apprécié lire le blogue aujourd'hui. J'avais l'impression d'être là avec vous!

Ah, les verres de mer... difficile de ne les pas ramasser!